Surveillance
Lors de la présentation d'un cas en supervision, veuillez suivre la structure ci-dessous pour plus de clarté et d'efficacité. Votre présentation doit durer moins de 10 minutes et s'articuler autour des six sections suivantes : Introduction, Évaluation, Intervention, Résultats, Réflexion du thérapeute et Questions/Commentaires. Privilégiez les informations cliniquement pertinentes et terminez par une question ou une réflexion claire afin d'orienter la discussion.
1. Introduction (1 min)
Nom, âge, origine, niveau d'études, profession, lieu de résidence, dynamique culturelle et autres éléments liés au contexte social (origine ethnique, orientation sexuelle, religion, etc.), situation actuelle, motif de la consultation, phase (évaluation, intervention ou suivi), nombre de séances effectuées.
Alan, 25 ans, originaire de Colombie, sans diplôme d'études supérieures, livreur pour Glovo, vit en colocation à Badalona. Il a immigré il y a deux ans et dispose de ressources financières limitées. Il a initialement sollicité de l'aide en raison d'une dépression. Nous sommes actuellement en phase d'intervention et il s'agit de la huitième séance.
2. Évaluation et analyse culturelle (4 min)
Problèmes identifiés (en omettant les données anecdotiques ou sans pertinence clinique), antécédents cliniques et objectifs thérapeutiques. Compréhension/explication (culturelle) de la détresse par le client, efforts déployés pour résoudre les difficultés, attentes vis-à-vis du traitement.
Il présente un état dépressif, se sent isolé socialement et consomme de l'alcool pour apaiser ses émotions. Il rapporte des difficultés à accomplir ses tâches quotidiennes (il a reçu des avertissements au travail). Il a connu deux épisodes dépressifs en Colombie durant son adolescence. Sa relation avec sa mère est conflictuelle. Objectifs principaux : améliorer son humeur, se constituer un réseau de soutien et réduire, voire arrêter, sa consommation d'alcool.
3. Intervention (2 min)
Plan de traitement général et interventions utilisées lors des séances récentes.
Nous travaillons sur un programme d'activation comportementale pour la dépression, visant à remplacer les comportements dysfonctionnels (par exemple, l'isolement, la rumination, la consommation d'alcool, l'autocritique, la procrastination) par des comportements plus fonctionnels (par exemple, le lien social, l'activité physique, l'acceptation de soi, l'accomplissement des tâches).
4. Résultats (2 min)
Réponse globale à l'intervention, progrès réalisés et prochaines étapes.
Il a montré des progrès positifs lors des premières séances (amélioration de l'humeur, augmentation de l'activité, réduction de la consommation d'alcool), mais il semble maintenant stagner. Mon objectif est de renforcer la stratégie d'activation comportementale : agir pour améliorer son humeur plutôt que d'attendre d'être motivé. Cependant…
5. Réflexion du thérapeute (3 min)
Décrivez votre alliance thérapeutique. En quoi vos origines sociales respectives (culture, genre, orientation sexuelle, etc.) pourraient-elles influencer la thérapie et la relation thérapeutique (contre-transfert) ? Quels sont vos objectifs avec ces personnes ? Y a-t-il des aspects qui vous posent problème ou vous laissent perplexe ?
Je crois que nous avons une relation soignant-patient authentique et de confiance ; cependant, je crains qu'il ne soit agacé de devoir me voir. J'éprouve une réelle empathie et de l'inquiétude à son égard, mais aussi une certaine frustration lorsqu'il ne se présente pas. J'apprécierais les suggestions du groupe sur la manière de le réimpliquer dans le processus thérapeutique. J'ai du mal à faire la différence entre une fatigue réelle et un manque d'effort.
6. Commentaires et questions (4 min)
Difficultés rencontrées (ex. : séances manquées, mauvaise réponse au traitement, besoin d’orientation vers un spécialiste, nouveaux défis) et demande de suggestions. Quel type d’aide ou de point de vue recherchez-vous auprès du groupe ?
Il annule les séances à la dernière minute et a du mal à réaliser les exercices que je lui propose, malgré une solide alliance thérapeutique. Que me conseillez-vous ? Existe-t-il des stratégies pour relancer la dynamique sans créer de dépendance néfaste ? J’envisage également la possibilité d’un soutien médicamenteux.
